Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

Un botaniste très actif : Jean-François Glinec

Jean-François adhérent de notre section Rade de Brest nous fait les honneur de la presse et soulève le problème de la perte de biodiversité de la flore.

Ci-dessous, l’article paru dans le Ouest-France du 16/07/2010

Entretien avec Jean-François Glinec de Saint-Urbain, botaniste amateur qui traque les plantes dans le secteur de Landerneau-Daoulas, participant ainsi à l’inventaire permanent de la flore du Finistère en collaboration avec le Conservatoire botanique national de Brest. Il s’inquiète aujourd’hui d’une forte dégradation de la flore dans le secteur.

La petite Statice face à l'envahissante Spartine

La petite Statice face à l'envahissante Spartine

D’après vos observations quelle est la situation ?

Je constate une banalisation dramatique des milieux. D’après les données bibliographiques, ce sont une dizaine de plantes très rares qui ont disparu rien que sur le territoire de Daoulas ces cinquante dernières années, la dernière en date étant le buplèvre grêle, détruite lors de l’entretien du chemin côtier à Vernuec. Il ne reste plus que deux stations connues de cette plante dans le Finistère.

En cause, le changement radical de l’utilisation de l’espace, l’urbanisation et l’homogénéisation physico-chimique des terres agricoles. Par contre, les moyens de transport actuels drainent de nouvelles espèces dont certaines sont de véritables « pestes végétales ».

Quelles sont ces plantes invasives dont on parle ?

Je citerai l’herbe de la pampa qui prolifère vers l’échangeur de la voie express avec le porobole d’Inde » et le « paspale dilaté », la redoutable « berce du Caucase, près de l’école maternelle, ainsi que l’impatience de l’Himalaya, le long du ruisseau de Ménéhy. Les boisements sont aussi touchés par le rhododendron et le laurier palme.

L’estuaire de la rivière de Daoulas, classé Natura 2000, est-il concerné ?

Oui, c’est d’ailleurs là qu’on constate les plus gros dégâts. La spartine à feuille alternée y a presque entièrement remplacé les prés salés à obiones et salicornes.

Y a-t-il des solutions ?

Très peu. Les plantes rares sont en général inféodées à des habitats qui ont probablement disparu. Quant aux invasives, je crains qu’il ne faille apprendre à vivre avec, le coût de leur destruction potentielle s’accroissant d’année en année de façon exponentielle.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 195645

Site réalisé avec SPIP 2.1.26 + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSActualités RSSBrèves environnementales   ?

Creative Commons License