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Le dossier

mercredi 16 février 2011, par Jean Paul

Centrale au gaz à Guipavas

EDF, l’Etat et les élus dans leur grande majorité ont choisi « le toujours plus de consommation » plutôt que de privilégier la lutte contre le gaspillage et les économies d’énergie

Le site de Lanvian (Guipavas- Saint Divy) est pressenti pour l’implantation de cette centrale électrique dans le Finistère. La centrale au gaz à cycle combiné est privilégiée pour ce type de production, complémentaire au nucléaire et intervenant surtout lors des pics de froid en hiver. Elle présente l’avantage d’être à proximité de l’agglomération brestoise, d’être proche du pipeline de gaz naturel qui alimenterait la future centrale de 400 mégawatts, et surtout, d’offrir une réserve foncière conséquente (200 hectares), créée dans les années 70 pour un projet de raffinerie qui n’a jamais vu le jour.
Les arguments d’EDF
La puissance moyenne d’une centrale thermique de ce type est de 400 MW. Le gaz naturel a l’avantage de dégager deux fois moins de CO2 au mégawattheure produit que le fioul (centrales de Brennilis et Dirinon) ou le charbon. Il ne dégage ni poussière, ni souffre.
Le principe repose sur deux cycles de production d’électricité. Le premier, c’est la combustion. Les gaz d’échappement entraînent une turbine. Le deuxième utilise la vapeur. De l’eau en cycle fermé est en effet vaporisée avec les gaz chauds (500 °C) de la première combustion. Un système de refroidissement est nécessaire pour retransformer la vapeur en eau. Cela suppose la proximité d’un fleuve ou de la mer. Outre Manche, des refroidisseurs à air existent. Ils ont l’allure de volumineuses « cheminées ». Le deuxième cycle permet d’augmenter le rendement et de passer à plus de 50 % d’efficacité (35 % pour les usines au fioul). Il a l’inconvénient de ralentir la montée en puissance maximale : 2 heures, contre 30 minutes pour les usines au fioul.
Une unité de 450 MW emploierait 25 à 30 personnes, avec un budget d’investissement d’environ 350 millions d’euros. Le fonctionnement moyen est de 5 000 heures par an.

L’article du Télégramme du 19 septembre 2010

Positionnement des collectivités
de la Conférence territoriale de Bretagne
sur les enjeux de l’approvisionnement électrique régional
analyse du projet de rapport relatif à la Programmation Pluriannuelle des Investissements de production électrique pour la période 2009-2020
Contribution de BMO à la Conférence sur l’énergie