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LE S.A.G.E. de L’Elorn (août 2008)

mardi 5 août 2008, par Jean Paul

LE S.A.G.E. de L'Elorn

Rapport de présentation
(fev 2008)

  • la Loi sur l'eau et la Directive Cadre Européenne 
  • historique et concertation
  • cadre règlementaire et portée juridique du SAGE

Règlement intérieur

  • (en annexe la liste des tourbières)

Plan d’aménagement et de gestion durable
(fev 2008)

  • le projet
  • les indicateurs de suivi - le calendrier
SAGE DE L’ELORN
Communiqué de presse des représentants de Bretagne Vivante, APPMA Elorn, UFC Que choisir et Eau et Rivières de Bretagne

Le Sage Elorn plébiscité malgré la pression !
Beaucoup de bruit pour rien dans le Landerneau !

 Les indicateurs de qualité de l’eau
témoigne qu’il reste du boulot y compris sur l’Elorn et ce ne sont pas les 41 mg/L affichés par la rivière ces derniers jours
qui nous contrediront. On n’a plus le temps d’attendre car comme la rappelé le Président Glémarec, « si on n’agit pas aujourd’hui on se met dans la
situation
de se voir imposer des mesures amères demain, à l’instar de ce qui s’est passé chez nos voisins du Léon ».

 C’était malgré tout ce que les agriculteurs,
mobilisés par leur syndicat majoritaire à la Chambre d’agriculture, était venu dénoncer : « de la précipitation et
un manque de concertation dans l’élaboration de ce Sage ». Pour les associations de protection de la nature, de défense des consommateurs et de pêche,
également
présentes dans les instances du Sage, cela ressemble à de la fumée sans feu. Car de l’avis général un gros travail a été accompli depuis 3 ans, un
travail dans
lequel la profession agricole s’est fortement impliquée, que se soit par l’intermédiaire de leurs représentants syndicaux ou par celle des techniciens
mis à
disposition par la Chambre d’agriculture. Une implication qui a pesé, puisque, jusqu’à encore hier soir, des tractations en sous-préfecture leurs
donnaient raison
sur l’ensemble de leurs revendications.
Nous sommes donc étonné par cette mobilisation car soyons lucides, seuls 10 % des préconisations du Sage concernent la profession agricole. Mais plus
encore
nous ne comprenons pas le mot d’ordre délivré, à l’issu d’ultimes négociations, par le vice président Ronan Le Meur (spécialement venu de son
sud-Finistère
prêter main forte) : « les représentants agricoles s’abstiendront, un vote non pas de défiance mais de précaution face à un avenir incertain ».

Au final, c’est très largement (33 voix pour et 9 abstentions) que le document a fini par être adopté. Pour Arnaud Clugery d’Eau et Rivières qui a voté
favorablement le texte, faisant écho aux propos de la FDSEA « ce n’est pas un vote enthousiaste, mais un vote de confiance que l’association a donné.
Confiance
dans la capacité de tous les acteurs de la vallée d’atteindre le bon état écologique dans les délais que nous nous sommes fixés ».

Les + qui retiennent notre attention :

  • Une politique d’économies d’eau volontariste,
  • L’engagement des communes dans des démarches zéro désherbant,
  • La création d’aires de carénage pour les plaisanciers
  • Des actions de reconstitution du bocage
  • Des actions concertées de mise aux normes des assainissements individuels et collectifs
  • Le recensement des zones humides et l’identification des ZH dégradés
  • Des actions de promotion des modèles agricoles extensifs et biologiques
  • Des programmes d’action spécifiques aux rejets de serres
  • Des mesures de promotion des captages publiques communaux
  • La réduction des lieux d’abreuvement directs aux cours d’eau

Des regrets :

  • Ne pas être allé assez loin dans la réflexion sur l’imperméabilisation des sols
  • Ne pas avoir su mettre en œuvre des actions innovantes en matière d’agriculture
  • Continuer de voir au quotidien des atteintes se multiplier sur l’environnement (destruction de talus, drainage, abandons de captage…),

Le 26 février 2008