Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

Pour l’eau, une autre agriculture

Contribution de Cohérence pour une autre politique agricole et une politique alimentaire durable.

Les consommateurs et contribuables que nous sommes tous paient plusieurs fois pour avoir le droit à une eau potable.

- une première fois pour les aides publiques à l’agriculture qui sont, nous dit-on, conditionnées à de bonnes pratiques agricoles.

- une seconde fois pour la redevance pollution sur les factures d’eau ou pour acheter de l’eau en bouteille en place de celle du robinet.

- une troisième fois pour financer les programmes de reconquête de la qualité de l’eau : les programmes successifs « Bretagne Eau Pure ».

- et demain il est probable que nous, les contribuables allons devoir payer les pénalités européennes à cause du laxisme des pouvoirs publics français.

Nous considérons comme équitable de payer une fois, mais pas quatre, ni trois, ni deux. En clair, oui à des aides aux agriculteurs, pour rémunérer les pratiques agricoles qui permettent de reconquérir la qualité de l’eau et de maintenir l’emploi dans nos campagnes. Cela signifie que les paiements de la PAC soient réellement conditionnés à des bonnes pratiques.

Faut il rappeler qu’il vaut mieux prévenir que guérir, en apportant une aide significative aux agriculteurs qui mettent en œuvre des pratiques respectueuses de l’eau et du sol plutôt que de payer pour le traitement des eaux brutes et le ramassage des algues. Que ce ramassage soit financé par les collectivités locales ou par l’Etat, c’est toujours le contribuable qui paie et l’on est loin du principe « pollueur payeur » sur lequel, théoriquement repose notre droit à l’eau. A contrario, retenons l’exemple bien connu des villes de Munich et d’Augsbourg en Allemagne : la protection de la ressource en eau assurée par des contrats avec les agriculteurs qui mettent en œuvre des méthodes d’agriculture durable coûte 23 fois moins cher que le traitement et elle a permis de maintenir en activité toutes les exploitations, de générer des « circuits courts » et de créer de nouveaux liens de coopération entre les ruraux et les citadins ! C’est aussi l’exemple de la ville de New York.

Concrètement, nos propositions

Nous proposons, à titre expérimental, au minimum sur quelques bassins versants en Bretagne, la possibilité de répartir dans cet esprit, les aides publiques à l’agriculture. Il s’agit de mettre dans un « pot commun » toutes les différents aides versées aux agriculteurs sur une zone, et en premier lieu les aides de la PAC, et de les attribuer selon d’autres critères que les références historiques inéquitable, c’est-à-dire selon de nouveaux critères, élaborés localement entre les pouvoirs publics, les élus, les agriculteurs, les associations de consommateurs et de protection de l’environnement.

Sachant l’importance des aides publiques à l’agriculture, nous affirmons qu’il est possible en les répartissant de manière différente de réorienter les systèmes de production agricoles avec le double objectif de reconquérir la qualité de l’eau et de préserver les emplois agricoles et ruraux. Les paiements seraient répartis sur tous les hectares et ne seraient versés qu’aux agriculteurs ayant souscrit et respectant un cahier de charges répondant aux attentes sociales et défini localement avec toutes les parties concernées.

Oui au droit à l’expérimentation d’une autre politique agricole, Oui à une politique alimentaire durable

Pour tout renseignement sur les méthodes agro environnementales qui ont permis de ramener les teneurs en nitrates de l’eau alimentant Augsburg de 45 à 5mg/l sans traitement ou sur les techniques d’élevages de porc sur litière contacter Cohérence .


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