Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

Le démantèlement, parlons-en !

Le démantèlement, parlons-en !

Les citoyens sont spoliés dans leurs droits ! L’enquête publique est une procédure insuffisante : les annexes de la convention d’Aarhus et de la directive européenne 85/337 citent explicitement le démantèlement des centrales nucléaires dans les projets pour lesquels les citoyens doivent être associés le plus en amont possible lorsque toutes les options sont encore possibles . Or c’est un scénario imposé qui est soumis à enquête avec démantèlement immédiat alors qu’on ne sait que faire des déchets les plus radioactifs ! En 1999, EDF et le CEA exprimaient aux ministres concernés « leur volonté commune de ne pas avoir à démanteler dans des délais qui pourraient conduire à devoir entreposer sur site une partie des déchets générés par ces travaux ». Or ce qui est proposé dans le dossier d’enquête est en totale contradiction avec cette recommandation... EDF et le CEA reconnaissaient aussi « l’effet positif d’une attente prolongée de décroissance radioactive sur la dosimétrie cumulée, à laquelle seront soumis les intervenants , à l’occasion des travaux de démantèlement définitif » . En clair , les travailleurs seront moins exposés si l’on attend 50 ans. La radioactivité dont celle due cobalt 60 est prépondérante sera mille fois moindre. Pourquoi engager précipitamment les opérations de démantèlement ? Le démantèlement des installations nucléaires n’est pas une opération banale.

Prenons le temps du débat Un débat public national contradictoire doit être organisé sur la question du démantèlement des installations nucléaires et du devenir de leurs déchets.

Signez et faites signer la pétition

Lancée par sept associations de protection de l’environnement*, demandant à la commission d’enquête de ne pas autoriser le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis en l’absence de débat public national.

La pétition est disponible jusqu’au 25 novembre 2009 auprès des associations signataires et sur le site internet http://www.cyberacteurs.org/petitions/petition.php?id=43

Ci-dessous, la pétition au format pdf que vous pouvez imprimer :

PDF - 60.9 ko
Pétition papier

*Agir pour un environnement et un développement durables, Bretagne vivante, Consommation Logement et Cadre de Vie, Eau et rivières de Bretagne, Groupement mammologique breton, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée

Le démantèlement, les risques, les interrogations

En l’absence de débat national sur le démantèlement des installations nucléaires, le dossier ne peut que susciter des interrogations sur les risques, sur le coût, sur le devenir des déchets.

Les risques Le démantèlement représente un risque de contamination en raison des poussières et rejets radioactifs émis : – pour les populations autour du site ; – pour les travailleurs ; – durant les transports de déchets.

Absence de débat Quelques semaines pour étudier un dossier complexe de 1 900 pages, est-ce vraiment de la démocratie ? Les membres de la CLI peuvent-ils en si peu de temps, prendre la mesure des enjeux d’un tel dossier ? Pourquoi le démantèlement immédiat est choisi sans présenter les autres scénarios (dans vingt ans, dans cinquante ans) ?

Le coût La dernière estimation du coût en 2005 était de 480 millions d’euros. Le dossier d’enquête est muet sur ce sujet. Comment le citoyen peut-il être assuré qu’il n’y aura pas une augmentation des coûts et que les sommes nécessaires ont été mises en réserve. Fin décembre 2008, EDF a perdu 1206 millions d’euros dans ses placements financiers réservés au démantèlement des centrales.

La gestion des déchets Il n’y a aujourd’hui aucune solution pour le stockage des déchets. Dans un premier temps, ils seront stockés sur place (dans un local de l’enceinte réacteur, inondable notamment en cas de rupture du barrage de Nestavel ) puis transportés dans un lieu d’entreposage provisoire (qui n’est pas encore construit), avant un hypothétique stockage définitif... Cela multiplie les manipulations, les transports et les risques. Comment transmettrons-nous les informations sur ces déchets radioactifs aux générations futures ?

L’avenir du site La disparition de la centrale et le « retour à l’herbe » signifiera-t-il la disparition de toute pollution ? Après le démantèlement de la centrale, il peut y avoir rétrocession des terrains aux collectivités locales, qui sera responsable du suivi de ces lieux ? Faut-il absolument banaliser ce site ou, au contraire, en garder la mémoire ?

Le lac de Brennilis est un réservoir d’eau, un lieu de pêche, le Yeun Elez est un lieu de tourisme et loisirs, dans une région d’agriculture et d’élevage, ne faut-il pas, avant tout, prendre le temps de faire l’état des lieux, d’effectuer des contre-expertises ?

La centrale nucléaire EL 4 de Brennilis

  • 1962, début de la construction.
  • 1967, démarrage.
  • 1985, mise à l’arrêt, décharge du combustible, vidange des circuits.
  • 1995, enquête publique pour le démantèlement partiel (niveau 2) ; campagne « retour à l’herbe ».
  • 1996, décret pour le démantèlement partiel (hors bloc réacteur), mise en place de l’observatoire du démantèlement.
  • 1999, étude de faisabilité du démantèlement complet, avec trois scénarios (immédiat, dans vingt ans, dans cinquante ans) par EDF et le CEA remise aux ministres concernés.
  • 2005, arrêté préfectoral autorisant le rabattement de la nappe phréatique dans le lac et non plus dans l’Ellez. La population ne s’en aperçoit qu’un an plus tard et s’interroge sur les raisons (diluer la contamination ?)
  • 2006, le 12 février, décret de démantèlement complet sans enquête publique ;
    • le 13 avril, recours en annulation du décret par le Réseau Sortir du nucléaire devant le conseil d’État, ;
    • le 20 avril, analyses par le laboratoire de la CRIIRAD (financées par souscription) de mousses prélevées près du site par Sortir du nucléaire Cornouaille, présence de radioéléments dus incontestablement à l’activité de la centrale
  • 2007, le 7 juin, annulation du décret de démantèlement par le conseil d’État pour défaut d’information du public
  • 2008, 31 décembre création de la CLI (commission locale d’information) par le conseil général du Finistère.
  • 2009, dossier de demande de démantèlement par EDF jugé recevable par le ministère de l’Environnement et transmis à la CLI par le préfet le 17 juillet ;
    • le 10 septembre, quatre associations (Agir pour un environnement et un développement durable, Eau et rivières de Bretagne, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée) refusent de siéger à la CLI tant qu’un débat public n’est pas mené sur le démantèlement des centrales nucléaires en France.

L’enquête publique

La date L’enquête publique se déroule du 27 octobre au 27 novembre 2009. Les lieux Le siège de l’enquête publique est la mairie de Loqueffret. Le dossier est consultable à la préfecture, à la sous-préfecture de Châteaulin et dans les quinze communes situées dans un rayon de quinze kilomètres autour de la centrale nucléaire : Brennilis, Berrien, Botmeur, Brasparts, Commana, Le Cloître-Pleyben, Plounéour-Ménez, Saint-Rivoal, Loqueffret, Lannédern, Collorec, Plonévez-du-Faou, La Feuillée, Huelgoat et Plouyé. La commission d’enquête La commission d’enquête est composée de Danielle Faysse, urbaniste, présidente, André Gilbert, colonel retraité de l’armée de l’air, Pierre Cassara, retraité du C.E.A. Les dates de permanences de la commission d’enquête La commission d’enquête tiendra neuf permanences sur le territoire : –* le 27 octobre en mairie de Loqueffret, de 9 heures à 12 heures ; –* le 5 novembre en mairie de Brennilis, de 14 heures à 17 heures ; –* le 7 novembre à Loqueffret, de 10 heures à 13 heures ; –* le 10 novembre à Brennilis, de 9 heures à 12 heures ; –* le 10 novembre à la sous-préfecture de Châteaulin, de 14 heures à 17 heures ; –* le 19 novembre à Loqueffret, de 17 heures à 20 heures ; –* le 21 novembre à Loqueffret, de 10 heures à 13 heures ; –* le 27 novembre à Brennilis, de 9 heures à 12 heures ; –* le 27 novembre à Loqueffret, de 15 heures à 18 heures.

La lettre pétition , avec les signatures recueillies sera remise à la présidente de la commission d’enquête le dernier jour de l’enquête publique.


Accueil du site | Contact | Plan du site | Espace privé | Statistiques | visites : 192793

Site réalisé avec SPIP 2.1.26 + ALTERNATIVES

     RSS fr RSSActualités RSSBrèves environnementales   ?

Creative Commons License