Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

La centrale gaz : vérité et contrevérité

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Vérités et contre-vérités

  • Elle augmente l’indépendance énergétique de la Bretagne :
    • Faux – 97% du gaz (énergie fossile donc chère) est importé de Russie ou du Maghreb. En plus des aléas politiques, nous sommes à la merci des fournisseurs et de leurs prix.
  • C’est une catastrophe pour le climat :
    • Vrai – La centrale émettrait la quantité de 1 300 000 tonnes par an de CO2, principal gaz à effet de serre, ce qui correspond à celle produite par 700 000 véhicules. Soudainement on ne parle plus du Grenelle de l’environnement…
  • C’est un plus pour l’emploi :
    • Faux – La centrale emploierait une trentaine de personnes pour produire l’électricité que l’on gaspille. Des mesures d’économies et d’isolations génèreraient plus d’emplois (Electriciens, chauffagistes, frigoristes, architectes, ingénieurs, couvreurs…).
  • La centrale utilisera beaucoup de produits chimiques :
    • Vrai – La centrale utilisera lors de l’exploitation de grandes quantités de produits chimiques : ammoniac, acide chlorhydrique, hypochlorite de sodium, acide sulfurique… Ces produits se retrouveront directement dans l’environnement (air, eau).
  • La centrale est une menace pour la qualité de l’air :
    • Vrai – Malgré les filtres et catalyseurs, il y aura des émissions de NO2, SO2 et microparticules ayant un impact direct sur l’air que nous respirerons et donc la santé (système respiratoire, cardiovasculaire, muqueuses, augmentation des risques de cancers). Impact direct également sur l’agriculture (pluies acides).
  • La centrale utilisera beaucoup d’eau :
    • Vrai – Elle utilisera de 300 à 600 m3 d’eau par heure de fonctionnement. Par comparaison une famille de 4 personnes consomme environs 120 m3 par an. Si elle se fait à Guipavas elle utilisera la source d’approvisionnement la plus proche, l’Elorn.
  • La centrale sera un plus pour les familles et les PME :
    • Faux – La facture énergétique commence à peser lourd sur les budgets, avec le prix des énergies fossiles qui ne cesseront d’augmenter, seule une politique de diminution de consommation d’énergie permettrait d’alléger le budget des bretons. Pourquoi pas une prime à la casse pour les "grille-pains" ? 3 ampoules changées en basse consommation par famille en Bretagne feraient l’économie de 400 MW/an. Ce sont des exemples parmi d’autres.
  • La centrale éviterait des centrales nucléaires immergées :
    • Faux – Ce sous-entendu savamment insinué dans la presse sert de chiffon rouge pour ne nous offrir qu’un seul choix possible. C’est de la manipulation pure !
  • C’est la seule solution pour éviter le black-out :
    • Faux – Prévue initialement pour les pics de consommation c’est-à-dire 10j/an, la centrale est devenue soudainement de base et donc fonctionner 8 000 h/an afin d’être rentable pour l’opérateur privé. Nous sommes loin du sujet initial. C’est démesuré par rapport aux besoins. Depuis la libéralisation de l’énergie, tous les opérateurs se ruent dans la brèche afin de produire à tout va. Il faudrait commencer par sécuriser la ligne Bretagne nord non doublée. Seule une vraie politique de maîtrise de l’énergie permettra d’éviter la pénurie.
  • Il existe d’autres alternatives :
    • Vrai – L’hydrolien, l’éolien, les STEP, à l’image de nos voisins européens qui ont pris une certaine avance sur nous. Savez-vous qu’AREVA vient de signer un contrat en Allemagne pour la construction d’un ensemble hydro marin qui sera opérationnel avant la centrale prévue en Bretagne et d’une puissance de 200 MW ? De qui se moque-t-on ?

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