Bretagne Vivante - Section Rade de Brest

Il n’y a pas que l’incinération !

Dans le Finistère, 60 à 65 % des déchets sont incinérés (40 % en France) dans les usines de Brest, Carhaix, Briec et Concarneau. Pourtant, ce n’est pas la solution miracle souvent prônée par ses promoteurs, polluante et de plus en plus coûteuse pour le traitement des fumées (depuis déc. 2005 les normes sont de 0,1ng par m3 de fumées). Elle occupe une place telle qu’elle inhibe les autres possibilités de gestion. De plus, elle génère des sous produits (environ 30 %) ou "déchets de déchets" qui, pour une bonne part concentrent les polluants et nécessitent des stokages dans des situations de sécurité importantes.

* Pour sa part, la ville de Lorient a opté pour le compstage ainsi que le syndicat mixte intercommunal de Launay-Lantic dans les Côtes d’Armor. Cette méthode permettant de produire des amendements organiques irréprochables.

* Le syndicat mixte Artois a quant à lui choisi la thermolyse (1ère usine en France). Cette usine traitera les déchets de 132 000 habitants soit 50 000 t par an. Dans ce procédé, les déchets sont décomposés à moyenne température (450 à 500°) ; 2 résidus sont obtenus en bout de chaîne : le carbor qui peut servir de combustible et le gaz qui sera utilisé pour le four ou le séchage des déchets.

* A Montpellier, la ville a retenu la méthanisation. L’usine devrait démarrer ses activités courant 2007 au coeur de la ZAC Garosud. Dans la méthanisation, les déchets résiduels et les biodéchets sont stockés dans des silos : leur fermentation donne du compost que l’on peut utiliser dans l’agriculture et comme ballast pour les grands travaux. Cette transformation produit également du gaz méthane capable de fournir de l’électricité et de la chaleur pour 4000 à 8000 personnes. La méthanisation est un procédé biologique de dégradation des matières organiques par flore microbienne, sans impact sur la santé humaine (contrairement aux dioxines et furanes émanant des usines d’incinération.) Ce procédé est très utilisé en Europe du Nord ainsi qu’en Espagne mais très peu en France. La méthanisation suppose une gestion rigoureuse du tri sélectif ce qui demande un effort particulier de sensibilisation avec la création d’ambassadeurs du tri. Ce choix nécessite donc une implication des citoyens, des entreprises et des collectivités. L’usine, qui représente un investissement de 68 millions d’Euros permettra de traiter chaque année 170 000t de déchets résiduels et 33 000t de biodéchets de la restauration collective.


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