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A la une : Non à une route inutile

Dimanche 19 décembre, de nombreux adhérents de Bretagne Vivante, d’AE2D, de l’AAPPMA, d’Eau et rivières de Bretagne, de S-Eau-S, de Mais qu’est-ce que tu fabriques, de Patrimoine et cadre de vie, se sont retrouvés pour une plantation citoyenne sur le tracé de la future voie de contournement, dite voie de Lanrinou.

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Nous voulons protester contre l’abattage d’arbres qui vient d’être réalisé en prévision du futur chantier. Nous voulons rappeler que cette route est inutile et très couteuse tant au niveau pécuniaire qu’au niveau dégâts environnementaux. Ce projet de route traverserait des habitats naturels très intéressants, l’un des plus précieux étant le boisement humide abritant les rochers à hyménophylles (habitat d’intérêt Européen) et abritant un cortège de fougères protégées par la Loi :

  • l’hyménophylle de Tunbridge (hymenophyllum tunbrigense) : protection nationale, liste rouge du massif armoricain ;
  • le dryoptéris à odeur de foin (Dryoptéris aemula) : protection nationale, liste rouge du massif armoricain) ;
  • le trichomanès élégant (Trichomanes speciosum) : protection nationale, espèce déclarée d’intérêt communautaire au titre de la Directive Européenne "habitats, faune, flore", liste rouge du massif armoricain.

S’y rajoutent des espèces animales, également protégées au titre au titre de la législation nationale et/ou communautaire :

  • l’escargot de Quimper (Elona quimperiana) : protection nationale, espèce déclarée d’intérêt communautaire au titre de la Directive européenne "habitats , faune, flore" ;
  • le lucane cerf-volant : espèce déclarée d’intérêt communautaire au titre de la Directive européenne "habitats, faune, flore".

Nous tenons à rappeler que la destruction d’espèces végétales ou animales mentionnées dans les arrêtés, fixant les listes d’espèces protégées ainsi que leurs habitats, constitue un délit pénal.

Quand à l’argument avancé par la commune de Landerneau et la communauté de communes, il ne tient pas car la grande majorité des poids lourds qui traversent Landerneau proviennent de la voie express Brest-Morlaix et non pas celle de Brest-Quimper comme notre étude l’a montrée.

Déviation de Lanrinou : la biodiversité par pertes et profits !

communiqué de presse de Bretagne Vivante du 10/11

Symboliquement, c’est cette année, année internationale de la biodiversité, que la déviation de Lanrinou, voirie au bien-fondé très discutable, bénéficie in-extrémis d’un coup de pouce préfectoral, 10 ans après la déclaration d’utilité publique.

Tant pis si le contexte a évolué, pas de questionnement, il faut faire la route, quelqu’en soit le coût. A ce sujet, le coût financier final demeure bien flou (le chiffre de 9 millions d’euros hors taxes avancé par la Communauté de commune en juin 2010 montre que les prévisions initiales ont déjà plus que doublé…et ce n’est sans doute pas fini !). Le coût environnemental est par contre évaluable au regard des connaissances acquises sur ce site ces dernières années et portées à la connaissance des décideurs. Très clairement, cet aménagement va se traduire inévitablement par la destruction d’espèces protégées et d’habitats d’intérêt communautaire. Bretagne Vivante-SEPNB souhaite rappeler aux pilotes de ce projet que la destruction d’espèces protégées constitue un délit et que la déclaration d’utilité publique ne saurait permettre l’éventuelle destruction de spécimens d’espèces protégées par la loi lors des travaux. A tout le moins, un dossier argumenté de dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées doit être constitué auprès du Conseil national de protection de la nature.

 L’aménagement de voiries est une des compétences de la CCPL, la « protection et la mise en valeur de l’environnement » en est une autre. Sur fond de Développement durable, de Trame verte et bleue et d’Agenda 21, il serait plus que temps que les décideurs prennent pied dans le XXIème siècle en reconsidérant l’environnement et ses composantes naturelles. Si y voir une source de bien être leur est difficile, ils peuvent aussi l’envisager comme un facteur de développement, une source de services.

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